Canal du Nivernais – Son histoire

Histoire du flottage

L’histoire du canal débute au XVIème siècle. En cette période, Paris souffre d’un hiver particulièrement rigoureux et a grand besoin de bois de chauffage. Le Morvan possède, quant à lui, de magnifiques forêts mais comment acheminer autant de bois jusqu’à la capitale ? En mettant en place la technique du flottage à bûches perdues, les stocks sont acheminés via les ruisseaux puis les rivières sous la forme de trains de bois. Cette activité va perdurer pendant trois siècles !

Peu peu, le projet de canal, va prendre forme, un canal de jonction entre la Loire et la Seine. Et c’est en 1841 qu’il s’ouvre enfin à la navigation après des travaux considérables et la mort d’une centaine de personnes !

Les péniches sont halées par des chevaux, mulets et ânes et parfois par des hommes ou des femmes. Et ces bateaux en bois transportent du plâtre, des tuiles, des pierres de construction, du bois de scierie ainsi que des céréales ou du vin et ce, jusqu’à l’avénement du chemin de fer et l’exploitation du charbon. Ainsi, peu à peu, l’utilisation du canal est délaissée. Heureusement, à partir des années 1970, il va devenir une voie de navigation de plaisance de plus en plus appréciée !

Rencontre avec un passionné d’histoire locale à Accolay

Nous nous rendons à Accolay, un petit village voisin de Vermenton pour découvrir l’exposition organisée par Jean-Marc Lagarde. Depuis plusieurs dizaines d’années, ce passionné d’histoire locale a réalisé des archives phénoménales sur l’histoire des habitants de ce petit bourg. Et c’est avec lui que nous entrons dans la grande histoire du flottage et du Canal du Nivernais ! De plus, Jean-Marc est peintre à ses heures et réalise des tableaux reproduisant d’anciennes cartes postales : bluffant ! Nous avons la chance de discuter un bon moment avec lui et de compulser ses nombreux classeurs et documents : quelle mine d’informations pour les néophytes que nous sommes !

JEAN-MARC LAGARDE, PASSIONNE D’HISTOIRE LOCALE

Le Canal du Nivernais aujourd’hui

Le Canal du Nivernais est alimenté par plusieurs rivières dont l’Yonne et l’Aron mais aussi les étangs de Baye et de Vaux. Cet outil du passé, qui fonctionne encore, est long de 174 kilomètres et se déploie de Décize à Auxerre avec ses 113 écluses.

Très prisé par les plaisanciers, il est aussi fortement apprécié par les cyclotouristes qui empruntent en grand nombre la voie verte, aménagée sur les anciens chemins de halage. Et nous allons, à notre tour, nous élancer en vélo, sur ce bel itinéraire, mais à notre rythme. Par tranches de 20 à 30 kilomètres par jour, en pratiquant des allers-retours vers notre caravane que nous déplacerons d’un camping à l’autre, nous sommes bien décidés à couvrir le trajet d’Auxerre à Décize. Nous prendrons également le temps de découvrir la région et ses habitants, quand l’occasion s’en présentera.

Et c’est parti pour la Grande Aventure du Canal du Nivernais !

 

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